Purée quoi l'Allemagne!! Trop le kiff ! Ca déboite sa maman ça! 'tain! Si toi même tu sais et toi tu trippes la vibes, viens kiffer avec ouam et surtout lache tes coms!! Ouech gros! T'inkiète, t'as vu.
Eh ouais l'Ukraine à présent, les choses se passent à fond. J'ai jamais aussi peu découvert l'Allemagne que depuis que j'y suis.
Le but du voyage : un mariage à Khelministky (prononcer Rééélmininski), petite bourgade sympathique à quelques 200 et quelques kilomètres de Kiev (prononcer Quièfe), soit 6 bonnes heures de trajet pour cause de routes toutes pourries.
Le mariage, donc, mettait en scène une très bonne copine de Constance en la personne de Sasha, et un ukrainien pure souche, j'ai nommé Dima. Y a là une photo avec les trois protagonistes suscités, plus ouam (sur laquelle je n'ai d'ailleurs pas pu m'empêcher de faire une tête de maxi cul, je sais pas ça doit être un reflexe).
Les parents de l'heureux jeune homme étant plutôt du genre à être riche, le mariage fut assez fastueux, la tradition et son cortège de chanteuses, tambours, fanfares, chauffeur de salle et tralala était dans la place, ainsi que fat de bouffe pour autant de vodka. Et la vodka là bas, il y a un truc que c'est bien c'est bien c'est qu'elle est bonne. Aussi bizarre que cela puisse être étrange, tu la bois shot après shot sans ajouter de jus quelconque et ça passe tranquille. Et même si l'on n'a pas su suivre la cadence de nos voisins de table (2 bouteilles1/2 à 3 personnes, ils n'ont pas bougé un cil de travers. Véridique), ça passait crème pour ainsi dire.
Le deuxième jour, on a remis le couvert et les verres (il y avait assez de victuailles/boisson pour nous sustenter comme des gorets environ deux semaines durant) puis nous sommes partis tous les deux vers les cieux moins cléments de l'Ukraine touristique, emportant en tout et pour tout nos bagages (quand même) et un papier avec marqué en ukrainien "un taxi svp", le nom de deux hôtels, et "la gare" (parce que, chose amusante, les ukrainiens ne parlent pas anglais, mais russe à la place).
Direction Rhohmehkt-Pohrdesky (prononcer machin-kekchoseavecunski) pour aller voir une forteresse (pourquoi pas?). Arrivée dépaysante, au milieu d'un décor à la Kusturica avec vieilles dames de 120 ans bien tassées au fichu sur la tête.
On visite la dite-forteresse, puis le Castorama local parce qu'on s'étaient un peu perdu dans la banlieue, et nous voici reparti derechef pour L'viv à 200 kilomètres plus loin, à raison cette fois de 8 heures dans un car tout perrave rempli des mêmes petites vieilles.
Vous l'aurez compris sans doute, le transport c'est pas trop leur domaine aux ukrainiens, par contre là où ils sont bons c'est le coût de la vie. Si vêtements et matos électronique sont aux prix européens, sustentation, hôtels et taxis proposent eux des prix défiant toute concurrence (jusqu'à dix fois moins cher). Du coup, hop, ni une ni deux, arrivée, taxi hôtel, on pose les bagages, taxi centre ville, pétage de bide au resto, achat de 6 teilles de vodka, taxi retour à la case hôtel. Représentatif d'ailleurs du train de vie moyen toute la semaine durant..
Le lendemain, on visite la plus européennes des villes ukrainiennes (très à l'ouest, L'viv a appartenu longtemps à la Pologne). De par le fait, les monuments, les statues sont sensiblement les mêmes que ceux qu'on a chez nous :

Et voila, il reste encore les 15! heures de train couchette pour effectuer les 536 malheureux kilomètres qui nous séparent de Kiev et de l'aéroport, en compagnie de la famille Tuyau de poêle ukrainienne qui sentait la saucisse à 3 compartiments, puis bus/avion/correspondance/avion/métro/train et nous voilà de retour de ce chouette intermède ukrainien dans nos contrées respectives, tout cela pour prendre trop cher pour cause de semaine de la rentrée ratée.
Les athées de la politique peuvent s'arrêter ici, pour les marxistes léninistes capitalistes de tout poil que ça intéresse, je consacre un bref moment culturel à la situation sociale que l'on a pu entre-apercevoir là-bas :
La transition du communisme a apparemment été 'achement brutal, et de tout puissant l'Etat est en retrait maintenant. Le paysage est vraiment pas bô, les immeubles ont l'air prêt à tomber à tout instant, il y a plein d'habitations en tôles, même dans la capitale Kiev. Par contre certains ont bien compris les nouvelles règles du jeu et de temps à autre tu vois les pires baraques luxueuses, juste à côté d'habitations délabrées, le tout sans coordination aucune.
Quant à la situation politique à proprement parler, si le président Ioutchenko est bien gentil et dévoué aux ukrainiens, il serait plutôt faible et se laisserait manipuler de tous bords pour finalement ne rien faire. D'où une chute de la popularité et une probable victoire du candidat pro-russe Viktor Ianoukovytch aux prochaines élections en hiver.
Avec en plus la première ministre et sa couronne de cheveux qui a fait scission de la révo orange et qui vient rajouter son grain de sel, il y a là un joyeux micmac en perspective.